Transport en commun

Aujourd’hui, nous avons inauguré un petit gadget qui permet à Paul de se placer debout sur la poussette d’Hélène, sur un petit chariot fixé à l’arrière.
C’est très pratique pour tout le monde : Hélène peut se reposer confortablement dans sa poussette, au lieu d’être brinqueballée sur le ventre de ses parents. Elle peut ainsi observer à loisir le luxuriant paysage de la rue parisienne. Paul, quant à lui, est tout content d’essayer ce nouveau moyen de transport qui lui évite de marcher sans pour autant être ligoté comme un forcené dans sa propre poussette. Enfin, le parent qui effectue la propulsion de l’attelage peut à la fois se reposer le dos et, une fois la force d’inertie vaincue (la présence de Paul sur sa plate-forme doit au moins doubler le poids total), avancer plus vite sur les 1200 mètres qui nous séparent de la crèche.
Tellement vite d’ailleurs que ce matin, maman a eu à peine le temps de prendre cette photo (on remarquera le flou de bougé, style paparazzi ou photographie sportive) avant que papa disparaisse avec cet attirail dans une rue en pente en grommelant en raison de l’heure tardive. De son côté, Paul s’est mis à pleurer chaque fois que la vitesse lui semblait trop rapide. Je vous jure pourtant que nous n’avons pas dépassé les 50 km/heure. Paul se penchait à gauche ou à droite pour regarder devant, à la façon des conducteurs de locomotives à vapeur.
Tout cela est très pratique, malgré les apparences. Les trottoirs et irrégularités diverses passent comme une lettre à la poste. Procédé essayé et approuvé par de grandes marques de parents.