420 kilomètres à 160 km/h sans radar

En déplacement pour un week-end prolongé, désireux d’économiser la planète — tant qu’il en reste encore –, d’éviter les plaies de l’automobile (espace restreint, volant à tenir, pauses nécessaires, embouteillages…) ainsi que par goût (à peine avoué) de certain membre de la famille pour la chose ferroviaire, nous avons pris pour la première fois avec les enfants le train, plus exactement le Corail Téoz, et en particulier son espace famille.

Si nous avons réussi à nous y installer, ce n’est pas franchement grâce au site voyages-sncf.com, célèbre pour son ergonomie et sa fiabilité aléatoires, qui a tenté de nous empêcher de réserver dans la voiture de notre choix, sous le prétexte fallacieux d’erreur interne. C’est le contrôleur qui nous a indiqué la première chose à savoir : l’espace famille est situé dans les voitures 3 et 13. Le train étant loin d’être plein, il y restait de la place pour nous. Trois intercirculations (avec Paul un peu moins rassuré à chaque fois par le vacarme associé) et trois voitures traversées plus loin, nous voilà donc dans la voiture 13.

Espace enfants
Première originalité : l’espace pour les enfants, avec tapis de jeu décoré de routes et, bien entendu, de rails.
Siège bébé du Téoz
Deuxième originalité : les adorables sièges-strapontins pour petits, avec sangles. Hélène a adoré !

Table à langer
Troisième originalité : la table à langer dans les toilettes, bien pratique pour changer les petits, même s’il lui manquait le matelas.

Paul pour sa part a adoré le large espace permettant de courir en long et en large dans la voiture Corail, ainsi que les nombreux boutons gracieusement mis à sa disposition par la SNCF : porte des toilettes aux lumières chatoyantes, appel de secours…
Boutons des toilettes

…savon liquide, liseuses, signal d’alarme… non, il s’agissait d’un gros bouton rouge muni d’un symbole de sonnerie :

Bouton-mystère

Papa a évité de paniquer, le temps de vérifier que le train n’effectuait pas un freinage d’urgence. Renseignement pris, le contrôleur, dont le compartiment de service se trouve dans la même voiture, nous a confirmé d’un ton blasé que ce bouton ne servait à rien.

Au total, une expérience agréable à renouveler. Essayé et approuvé !

6 Responses to “420 kilomètres à 160 km/h sans radar”

  1. Sam Says:

    Ah, alors c’est comme le bouton de « fermeture des portes » dans les ascenseurs en France, il n’est relié à rien (en tout cas ça a toujours été mon impression).

  2. Pierre Says:

    Sam : dans le genre, tu as surtout les fameux appels piéton disposés sur certains feux tricolores, qui ne font absolument rien d’autre qu’allumer une lampe appel enregistré.

  3. Erwan Says:

    Et si le bouton rouge avait été un BP-URG, je pense qu’il aurait fallu surveiller le papa qui aurait pu avoir la tentation d’essayer…

  4. Raphaele Says:

    Je n’ai rien à dire sur les boutons, mais je suggère que mes neveux soient embauchés pour faire de la pub pour la SNCF, parce qu’ils sont très beaux.

  5. fgouget Says:

    Mais Pierre, que faisais-tu dans le __wagon__?
    Ah, et je noterais qu’à Fontenay on a un bouton d’appel piéton qui marche!

  6. Pierre Says:

    fgouget : diantre, mais je ne vois nul __wagon__ ici ! Quelle horreur !

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