En mettant à Paul son bas de pyjama, hier soir :
- papa, gardé chaussettes !
- ah oui, tu as raison. On les enlève ?
- oui !
Puis, continuant dans la logique :
- papa, gardé pieds !
- ah oui, tu as raison. On les enlève ?
- (en riant) nooon !
En mettant à Paul son bas de pyjama, hier soir :
- papa, gardé chaussettes !
- ah oui, tu as raison. On les enlève ?
- oui !
Puis, continuant dans la logique :
- papa, gardé pieds !
- ah oui, tu as raison. On les enlève ?
- (en riant) nooon !
C’est à 9h09 précises que s’est élancée ce matin la poussette du record avec ses deux passagers et son conducteur.
Bien plus qu’un simple véhicule, c’est tout un ensemble qui était ainsi éprouvé : le système poussette – trottoir – parent. Originalité : la motorisation est assurée par le conducteur, grand retour en France d’une technologie ancienne, « troisième voie » éclipsée ces dernières années par la bipolarisation du débat autour des motorisations concentrée ou répartie. Ceci sans parler du système voiture à pétrole, plus performant dans l’absolu mais qui ne joue pas du tout dans la même catégorie en ce qui concerne la protection de l’environnement.
Les passants et automobilistes étaient nombreux dans la rue ce matin pour assister au passage de l’attelage du record. Les passagers étaient pleinement conscients de la marche historique à laquelle ils allaient participer.
Nous avons profité cette semaine du passage à Paris de Maïa, la cousine de Paul et Hélène, pour prendre quelques photos de la petite bande. Maïa habitant avec ses parents à Dublin (Irlande du sud, j’aurai probablement l’occasion de reparler de cette précision), ce genre d’occasion n’est pas fréquent.
Attention, la séquence qui suit, d’une violence à peine soutenable, peut choquer les esprits sensibles. Avec les enfants en bas âge, tout peut aller très vite.
Après l’affaire de la chaussette perdue, dans la série c’est pratique d’avoir deux enfants, l’inspecteur Paul vient de résoudre un autre problème délicat.
Ce matin, à l’heure de partir à la crèche, petit problème : les chaussons d’Hélène sont introuvables. Comme nous ne sommes pas en avance, je me décide à les abandonner à leur triste sort indéfini et à emmener Hélène en chaussettes dans la poussette (la pauvrette).
Tout de même, je demande à Paul : « tu as vu les chaussons d’Hélène ? ». « Non ». Puis juste après : « En haut ! Ici ! », en les pointant du doigt. Ils étaient là, posés sur la commode de la chambre…
Hier, à l’heure du goûter, après avoir terminé son premier biberon de lait chocolaté, Paul en réclame un second. Comme il faut également nourrir sa soeur, je profite lâchement de l’absence de sa maman (qui aurait certainement hurlé devant les gravissimes risques d’étouffement) pour proposer à Paul de patienter avec un bon morceau de chocolat aux noisettes. Il ne se pas fait prier, proférant un de ces « huuuum » surjoués dont il a le secret pour que je comprenne bien son approbation et sa gratitude.
Paul n’a pas encore l’habitude des fruits secs. En se barbouillant copieusement de chocolat, il entreprend sur mon conseil avisé de croquer les noisettes qui restent dans sa bouche. Consciencieux, je vérifie la qualité du broyage en lui demandant d’ouvrir la bouche. Tout se passe très bien, les noisettes sont méconnaissables. Les pauvres.
Peu après, alors qu’Hélène a terminé de goûter, je lave les mains de Paul, tout en vérifiant qu’il a absorbé tout le chocolat afin d’assurer la pérennité de l’opération propreté. La bouche est encore nettement colorée de marron. Je confectionne le complément de lait pour Paul et lui tends le biberon ; il hésite à le porter à la bouche. « Tu n’en veux pas » ? Pas de réponse. Paul finit par mettre les doigts dans la bouche pour en ressortir, d’un air penaud, un petit morceau de noisette pillée qu’il dépose gentiment dans ma main. Puis un autre morceau, et encore d’autres. Finalement je dois l’aider à sortir presque morceau par morceau la pauvre noisette brisée.
Paul a tout de même tenu plusieurs minutes, stoïque, la bouche pleine de débris de noisette. On lui avait expliqué récemment qu’il ne fallait pas recracher, il ne tenait pas non plus à avaler : il se trouvait manifestement devant un affreux dilemme qu’il a résolu avec une grande logique, avant que papa le sorte de ce mauvais pas.